Santé Togo/ Lutte contre la drépanocytose

L’INH veut dépister 200 jeunes en deux jours

Publié le mercredi 13 juin 2018, par Leader

Pour marquer les 50 ans d’existence de l’Institut National d’Hygiène (INH), les responsables dudit institut offrent aux jeunes de 15 à 30 ans un dépistage gratuit sur la drépanocytose les 13 et 14 juin au sein de leur institut à Lomé ; ceci, pour contribuer à lutter contre cette maladie qui est une résultante des brassages d’une frange de la population porteuse de gène défectueux.

Une des activités des Journées Portes Ouvertes (JPO) démarrées le 12 juin, cette séance de dépistage compte atteindre environ 200 jeunes.

Considérée comme une des maladies héréditaires les plus répandues, la drépanocytose encore appelée anémie à hématies falciformes touche le plus souvent les populations d’Afrique et de l’Inde.

Même s’il n’existe pas de traitement pour la guérir, un suivi médical permet aux personnes drépanocytaires de vivre normalement avec la maladie. Cette prise en charge passe par un suivi régulier, une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée et aussi une bonne hydratation.

Au Togo, les personnes drépanocytaires sont prises en charges dans certaines structures sanitaires publiques. Au nombre des structures de prise en charge on a : le CHU Sylvanus Olympio qui prend en charge les jeunes et les adolescents souffrant de cette maladie et le CHU campus qui prend en charge les adultes.

Chez les enfants, même si les symptômes de cette maladie varient d’un individu à un autre, ils apparaissent souvent dès l’âge de 4 mois. Elle peut se signaler par un gonflement douloureux des pieds et des mains.

Chez l’adulte, on peut noter une pâleur, de la faiblesse, une intense fatigue, des étourdissements, tous causés par l’anémie.

" Étant donné que la drépanocytose se transmet des parents à l’enfant, le choix du conjoint est très important parce qu’il garantit la bonne santé des enfants qui vont découler de cette union" a laissé entendre le médecin commandant Wemboo HALATOKO, chef laboratoire biochimie à l’INH.

Aussi pour lutter au mieux contre la drépanocytose, l’INH œuvre-t-il aux côtés d’autres structures mises en place par le gouvernement. Comme exemple, le centre national de prise en charge de la drépanocytose.

Partant du constat selon lequel souvent, le choix du conjoint se fait dans la plupart des cas entre 15 et 30 ans, l’INH met l’accent sur le dépistage de cette tranche d’âge.

Pour Chantal AMEGNONA, étudiante, présente pour le dépistage, " c’est important pour moi de connaître mon statut pour en tenir compte à l’avenir".

La lutte contre cette maladie n’étant pas seulement l’apanage de l’Etat, certaines associations rentrent dans la danse. Ainsi l’association Drépano Solidaires contribue a-t-elle sensibilisé sur la drépanocytose.

" Si on ne peut pas interdire aux personnes de ne pas se mettre ensemble, pour éviter une telle maladie qui fait vraiment souffrir durant toute une vie, il est très important de ne pas se mettre ensemble entre porteurs de gène défectueux", a souligné Grâce Kudzu, présidente de l’association Drépano Solidaires.

Les jeunes sont donc invités à connaître leur statut grâce au dépistage qui se fait gratuitement lors des JPO, au lieu de 5000 FCFA représentant le coût de l’analyse.

Dans le cadre des activités marquant les 50 ans de l’INH, un dépistage de l’hépatite B est aussi prévu dans les jours à venir à Sotouboua, une ville située à environ 285 kilomètres de Lomé la capitale.

L’INH a pour vocation entre autres de contribuer au contrôle de la qualité hygiénique des produits alimentaires, contribuer à la détection rapide des Maladies Potentielles Épidémiques (MPE) et aussi, offrir des prestations qui respectent les normes et qualités.

KPOWOADAN Yao Charles