Droits de l’homme

La CNDH outille la FOSAP pour une bonne suite de sa mission

Publié le vendredi 18 septembre 2020, par Leader

L’état d’urgence décrété par le gouvernement pour faire face à la Covid-19 n’est pas un état d’urgence sécuritaire mais sanitaire. Or, force est de constater que par moment, des insuffisances ont été constatées dans l’exercice de la mission confiée à la Force spéciale anti-pandémie.

Rappeler les fondamentaux de la notion de l’état d’urgence sanitaire, échanger sur l’impact de l’état d’urgence sanitaire sur la jouissance des droits de l’homme, sensibiliser sur la nécessité de veiller au respect des droits fondamentaux des citoyens en période d’état d’urgence sanitaire et aussi, amener les autorités compétentes à prendre les mesures favorables à la jouissance des droits de l’homme, c’est le but poursuivi par la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en organisant ce jeudi 17 septembre à Lomé, un atelier à l’endroit des hommes et femmes de la Force Spéciale Anti-Pandémie.

Pour Nakpa Polo, Présidente de la CNDH, " Le respect inconditionnel des personnes doit constituer la façon d’être des agents qui détiennent l’autorité et la force publique. C’est l’essence même de la présente initiative destinée à renforcer les capacités des agents de la FOSAP sur la problématique de la jouissance des libertés publiques dans l’exercice de leur mission ".

La mission de la Force consiste à faire respecter les mesures préventives prises par le gouvernement, à travers la sensibilisation, l’éducation et la protection de la population.

La mission de la FOSAP ne va pas changer durant les six mois de l’état d’urgence. Ceci dit, nous veillerons aux respects des mesures barrières mais aussi au maintien d’un équilibre entre la liberté de nos concitoyens et notre sécurité. Cela doit être au coeur du droit et de la doctrine qui encadrent nos interventions ", a expliqué le Colonel Kodjo Amana, Commandant de la FOSAP.

La mission de la FOSAP est loin d’être terminée surtout que le gouvernement a obtenu des parlementaires, six (6) mois supplémentaires comme délai d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures relevant du domaine de la loi et aussi, une prorogation de l’état d’urgence sanitaire.