Santé

Togo/Fausses rumeurs sur le virus lassa

Publié le mardi 17 juillet 2018, par Leader

Suite au décès d’un jeune homme de 32 ans le 12 juillet dernier dans le district N°2 de Bè-kpota avec des symptômes inquiétants tel que le vomissement abondant de sang, une psychose générale s’est emparée de la population donnant libre cours aux spéculations qui, rapidement ont pris une allure de la vitesse de la lumière ; spéculations selon lesquelles, l’individu serait atteint d’une fièvre hémorragique de Lassa.

Le ministère de la santé et de la protection sociale, professeur Moustafa Mijiyawa, met en confiance la population et fait dissiper le doute. Ainsi, à travers un communiqué en date de ce lundi 16 juillet 2018, a-t-il déclaré :" Des prélèvements ont été réalisés sur la dépouille afin de procéder à des analyses approfondies et déterminer la cause de ce sang sont révélés négatifs pour les fièvres hémorragiques notamment la fièvre lassa".
Toutefois, l’inhumation du corps a été effectuée dans les conditions de protection sanitaires maximales.
Le professeur Moustafa Mijiyawa rappelle qu’aucun cas autochtone de fièvre lassa n’a été enregistré depuis le début de l’année au Togo. A cet effet, il invite la population à ne pas céder à la panique.

Par ailleurs, la population est priée à une vigilance plus accrue et à l’adoption entre autres de comportements suivants pour éviter les fièvres virales hémorragiques :

se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, bien protéger les restes d’aliments et de nourritures dans les maisons, éviter tout contact avec le sang, selles, urine, salive et les vomissements d’une personne suspecte ou malade d’une fièvre virale.

Néanmoins, devant toutes suspicions, informer le personnel de santé de la formation sanitaire la plus proche pour une prise en charge rapide et adéquate.

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentales.

Le virus est très actif au Nigeria avec plus de 100 décès enregistrés depuis le début de l’année. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) décrit la fièvre de Lassa comme une infection virale de la même famille de virus que celui de Marburg. Elle tire son nom d’une localité du nord du Nigeria où elle a été identifiée pour la première fois en 1969. Sévissant de manière endémique au Nigeria, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, la fièvre de Lassa est asymptomatique dans 80% des cas, mais pour les autres elle peut provoquer des atteintes graves, hémorragiques ou neurologiques. La transmission se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec du sang, des urines, des selles ou d’autres liquides biologiques d’une personne malade.

La durée d’incubation varie de 2 à 21 jours. Quand la maladie est symptomatique, le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales.

KPOWOADAN Yao