Politique

Togo/ Le FAR pour guérir les esprits souillés par la politique

Publié le vendredi 30 mars 2018, par Leader

Le Front des Architectes de la République, en attendant d’aller à la rencontre des différents acteurs socio-politiques du Togo et d’échanger avec ces derniers, pour un dénouement fructueux de la crise togolaise, était face à la presse ce mardi en début de soirée à Lomé pour faire connaitre ses convictions et idées forces.

Il ressort dans un premier temps que la conviction forte du FAR est que le Togo aille vers un changement socio-politique durable. C’est d’ailleurs cette conviction qui a motivé le choix du thème de cette première sortie officielle du FAR qui est : "Vers un changement socio-politique durable du Togo".

Au cours de cette rencontre, il a été question d’une présentation liminaire du mouvement FAR, et aussi une présentation contextuelle du thème principal précité. On pouvait y retenir d’après le FAR et son membre, Pasteur Johannès Bavon, que "nous sommes dans une crise qu’on ne peut pas nier. Les choses ne fonctionnent pas comme nous l’aurions voulu. Il faut chercher les causes réelles de cette crise". Comme causes principales, il a cité des causes historiques (haine ethnique et sociale...) et un système politique conflictuel. Il constate avec amertume que cette haine envers l’autre nous a conduits à transformer le Togo en une jungle, où, même ceux qui sont avec le pouvoir et que l’on croit avoir des privilèges, jouissent des faux plaisirs. Et aussi, de l’autre côté, au niveau de l’opposition, les gens se vendent entre eux. A tout prendre, nous sommes victimes d’après lui d’un système politique conflictuel que nous-mêmes avons contribué à mettre en place. Et donc, c’est un système qui est en train de nous broyer tous.

Et d’après le FAR, confie M. Bavon, la libération du Togo n’est pas de lutter pour le sortir des mains d’une personne, mais lutter ensemble contre ce système politique conflictuel. Il a salué le fait que les lignes aient pu bouger du côté de l’opposition, qui entre temps revendiquait un retour à la Constitution de 1992.

Face à ce premier ennemi identifié par le FAR qu’est la haine envers l’autre, la première phase, de la démarche de ce mouvement est de "guérir la conscience collective des Togolais pour les défaire des consciences saignantes". "Nous allons appeler les acteurs à des discours guérissants, pour que l’on comprenne qu’il y a autre ennemi que ce que nous croyons", assure Pasteur Bavon.

Deuxième phase, résultante de la première, "c’est amener ceux qui sont en charge des réformes, à ne plus craindre ces réformes". En tout cas, le FAR croit que ce dialogue doit être un début de la fin de nos problèmes dès maintenant. Il faut arriver à sortir de ce dialogue avec des mesures qui ne mettent la tête de personne en jeu.

Présentant le FAR, Philippe Noményo a indiqué qu’il s’agit d’un Mouvement politique issu de la jonction de deux acteurs principaux : le Monument de Secours, des acteurs politiques et de la société civile. Il a vu le jour depuis le 28 Février 2018. Sa création d’après lui, est justifiée par la crise actuelle, le besoin de trouver des solutions pérennes à cette crise, celui d’aider le Togo à aller à son essor économique, et une volonté d’influencer positivement les décisions politiques.
Le FAR entend entre autres, panser les blessures causées par l’histoire politique, promouvoir la solidarité de tous, promouvoir la culture de l’excellence, développer les compétences professionnelles...
Bref, le FAR est adepte d’une politique constructive contraire à une politique du chaos.