Santé

Togo/Santé de reproduction et Planification familiale au coeur d’un atelier

Publié le vendredi 27 novembre 2020, par Leader

Pour infléchir les indicateurs et améliorer l’accès aux services de planification familiale, à l’instar des autres pays engagés dans le "Partenariat de Ouagadougou, le Togo a pris un certain nombre d’engagements en matière de la Santé de la Reproduction (SR) et à la Planification Familiale (PF) qui fait l’objet d’un atelier de formation des maires et autres acteurs, du 26 au 28 novembre 2020 à Lomé, sous l’égide du ministère de la planification en collaboration avec l’UNFPA.
Pour Paneto Béguédouwè, Sécretaire Général auprès de la présidence chargé du Ministère de la planification et de la coopération, "des efforts ont été faits au cours des dix dernières années mais à des degrés variables selon les pays".
Cet engagement du gouvernement vise à élaborer entre autres, un nouveau plan d’accélération de la planification familiale avec pour ambition de faire passer la prévalence contraceptive moderne chez les femmes en union de 23% en 2017 à 35,5% en 2022 ; augmenter progressivement la subvention annuelle de l’Etat pour l’achat des produits contraceptifs de 125 000 000 FCFA en 2016 à 500 000 000 en 2022 ; assurer la mise en oeuvre de l’Éducation sexuelle complète en faveur des adolescents et des jeunes dans tous les établissements scolaires d’ici 2020 ; améliorer la chaîne d’approvisionnement des produits de planification familiale en réduisant les ruptures de stocks des produits contraceptifs de 50% aux points de prestation de services entre 2017 et 2022.

Les actions mises en oeuvre ont porté sur l’élaboration et la validation du nouveau plan d’accélération de la planification familiale (2017-2022) par le ministère de la santé à travers la Direction de la Santé Maternelle Infantile et de la Planification Familiale (DSMIPF) ; le renforcement de l’implication des leaders religieux et communautaires dans la création de la demande des services de la Planification Familiale (PF) ; le renforcement de l’implication des hommes aux activités de la PF ; le passage à l’échelle des stratégies novatrices telles que la distribution à base communautaire ; le renforcement des prestations des services PF de longue durée par la formation et le recrutement des accoucheuses et matrones, le renforcement de l’approvisionnement des régions et districts en contraceptifs.
Cependant, bien que l’utilisation de la planification familiale augmente dans la majorité des pays en développement, les taux de fécondité dans les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest restent élevés avec une moyenne de 5,4 enfants par femme et la croissance démographique la plus rapide au monde.

Le taux élevé du niveau des indicateurs en matière de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, constitue une préoccupation majeure du gouvernement.
Selon les résultats de l’enquête MICS6 de 2017, la mortalité néonatale est de 27 pour 1000 naissances et la mortalité infantile est de 42 pour 1000 naissances. La prévalence de la contraception moderne est de 21,4% et les besoins non satisfaits en Planification Familiale sont de 29,7%.
Pour remédier à cette situation, les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires réunis à Ouagadougou (Burkina Faso) se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour accroître le recours à la planification familiale.